Or certaines pilules contraceptives, par exemple, diminuent sa production. Quand son taux est trop bas, le désir s’émousse, même en pleine lune de miel affective. Ce déséquilibre hormonal frappe aussi certaines femmes en période de périménopause et, plus nettement encore, après une hystérectomie. De même, certains hommes, souffrant d’andropause, deviennent anormalement « sages » vers 50-60 ans parce que leur taux de testostérone est effondré.
Une autre hormone, la prolactine, peut également jouer les trouble-fête : plus elle est élevée, plus les idées coquines nous désertent. C’est classiquement l’hormone de l’allaitement, mais il arrive qu’elle grimpe pour d’autres raisons : prise de certains médicaments neuroleptiques, diurétiques ou antiulcéreux, ou encore insuffisance thyroïdienne ou tumeur bénigne de l’hypophyse, entraînant une hyperproduction de prolactine.
Evidemment, si votre couple traverse une crise, pas besoin d’aller chercher si loin. Mais si vous ne comprenez pas, a priori, l’apathie qui vous habite, il ne faut pas hésiter à en parler à votre médecin. Les causes physiques sont simples à soigner. Si elles sont renforcées par des facteurs psychologiques, le désir resté en sommeil peut mettre un peu de temps à se réactiver. Mais avec un zeste de bonne volonté, vous sentirez bientôt de nouveau la sève couler dans vos veines.